Sammy Bakounine

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" C'est par des informations étendues et exactes que nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles mêmes les événements du monde"

Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 06:47

Le sionisme rend-il légitimes tous les actes de violence et d’injustice ?

Par Gideon Levy
Haaretz, 12 février 2009

article original : "Gideon Levy / Does Zionism legitimize every act of violence and injustice?"

La gauche israélienne est morte en 2000. Depuis lors, son cadavre a traîné là sans être enterré, jusqu’à ce que son certificat de décès ait finalement été émis, signé, scellé et livré ce mardi. Le bourreau de 2000 est aussi le fossoyeur de 2009 : le ministre de la défense Ehoud Barak. L’homme qui a réussi à répandre le mensonge selon lequel il n’y avait aucun partenaire [pour la paix] a récolté le fruit de ses actes dans cette élection. Les funérailles ont eu lieu il y a deux jours.

La gauche israélienne est morte. Pendant les neuf dernières années, elle a pris en vain le nom de camp de la paix. Le Parti travailliste, Meretz et Kadima prétendaient parler en son nom, mais c’était trompeur et mensonger. Les Travaillistes et Kadima ont mené deux guerres et poursuivit la constructions des colonies juives en Cisjordanie ; Meretz a soutenu ces deux guerres. La paix est devenue orpheline. Les électeurs israéliens, auxquels on a fait croire à tort qu’il n’y avait personne à qui parler et que la seule réponse à cela était la force – guerres, assassinats ciblés et implantations – ont clairement eu leur mot à dire dans cette élection : une fin de non recevoir pour les Travaillistes et pour Meretz. Ce n’est que la force de l’inertie qui a permis à ces deux partis de récolter quelques voix.

Il n’y avait aucune raison pour qu’il en soit autrement. Après de longues années, nombreuses, où pratiquement aucune protestation n’est venue de la gauche et où la rue, cette même rue qui a exprimé sa colère après Sabra et Chatila, est restée silencieuse. Cette absence de protestation s’est reflétée également dans les urnes. Le Liban, Gaza, les enfants tués, les bombes à fragmentation, le phosphore blanc et toutes les atrocités de l’occupation – rien de cela n’a fait descendre dans la rue cette gauche indifférente et lâche. Bien que les idées de la gauche aient pénétré le centre et parfois la droite, tout le monde, de l’ancien Premier ministre Ariel Sharon au Premier ministre [actuel] Ehoud Olmert, s’est exprimé dans un langage autrefois considéré comme radical. Mais la voix était celle de la gauche, tandis que les bras étaient ceux de la droite.

En marge de ce bal masqué, il existait une autre gauche, la gauche marginale – déterminée et courageuse, mais minuscule et illégitime. Le fossé entre celle-ci et la gauche [de gouvernement] était soi-disant le sionisme. Hadash, Gush Shalom et les autres sont hors jeu. Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont « pas sionistes ».

Et qu’est-ce le sioniste de nos jours ? Un concept archaïque et dépassé né dans une réalité différente, un concept vague et trompeur faisant la différence entre ce qui est permis et ce qui est proscrit. Le sionisme signifie-t-il la colonisation des territoires ? L’occupation ? La légitimation de tous les actes de violence et d’injustice ? La gauche a bégayé. Toute déclaration critiquant le sionisme, même le sionisme d’occupation, était considérée comme un tabou que la gauche n’osait pas rompre. La droite a pris le monopole du sionisme, laissant la gauche avec son autosatisfaction.

Un Etat juif et démocratique ? La gauche sioniste a automatiquement dit oui, esquivant la différence entre les deux et n’osant pas donner la priorité à l’un ou l’autre. La légitimation de toutes les guerres ? La gauche sioniste a de nouveau bégayé : oui à leur démarrage et non à leur continuation – ou quelque chose de ce genre. Résoudre le problème des réfugiés et le droit au retour ? Reconnaître les mauvaises actions de 1948 ? Tabou. Cette gauche, à juste titre, est désormais arrivée à la fin de sa route.

Quiconque veut une gauche qui a du sens doit d’abord remiser le sionisme au grenier. Tant qu’un mouvement n’émergera pas du courant dominant pour redéfinir courageusement le sionisme, il n’y aura pas de gauche forte en Israël. Il n’est pas possible d’être à la fois de gauche et sioniste selon la définition de la droite. Qui a décidé que les implantations étaient sionistes et légitimes et que lutter contre elles était anti-sioniste et illégitime ?

Ce tabou doit être levé. Il est admissible de ne pas être sioniste, selon la définition courante d’aujourd’hui. Il est admissible de croire dans le droit des Juifs à avoir un Etat tout en s’opposant au sionisme qui se livre à l’occupation. Il est admissible de penser que ce qui s’est passé en 1948 devrait être mis à l’ordre du jour, afin de demander pardon pour cette injustice et agir en vue de réhabiliter les victimes. Il est admissible de s’opposer depuis le tout premier jour à une guerre inutile. Il est admissible de penser que les Arabes israéliens méritent les même droits – au plan culturel, social et national – que les Juifs. Il est admissible de soulever des questions dérangeantes à propos de l’image des Forces de Défense d’Israël en tant qu’armée d’occupation, et il est même admissible de vouloir parler au Hamas.

Si vous préférez, ceci est le sionisme ; et si vous préférez, ceci est l’anti-sionisme. En tout cas, c’est légitime et essentiel pour ceux qui ne veulent pas voir Israël être victime pendant encore de nombreuses années des folies de la droite. Quiconque veut une gauche israélienne doit dire au sionisme : « ça suffit ! ». Ce sionisme dont la droite à pris le contrôle total.

Par Sammy Bakounine
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 06:48

Trois idées simples

 


Nous sommes sans doute des millions à assister, rageurs et impuissants, à la destruction de Gaza, tout en subissant le discours médiatique sur la « réponse au terrorisme » et le « droit d’Israël à se défendre ».

 

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Mais, comme le fait remarquer le journaliste anglais Robert Fisk, les gens qui tirent des obus sur le sud d’Israël ne sont souvent que les descendants des habitants de cette région, qui en ont été chassés en 1948 [1]. Tant que cette réalité fondamentale ne sera pas reconnue et cette injustice réparée, rien de sérieux n’aura été fait ou dit en faveur de la paix.

Mais que faire ? Organiser de nouveaux dialogues entre juifs progressistes et musulmans modérés ? Attendre une nouvelle initiative de paix ? Ou de nouvelles déclarations des ministres de l’Union Européenne ?

Est-ce que toutes ces comédies n’ont pas assez duré ? Ceux qui veulent faire quelque chose s’en tiennent trop souvent à des exigences irréalistes — demander la création d’un tribunal international pour juger les criminels de guerre israéliens ou demander une intervention efficace de l’ONU ou de l’Union Européenne. Tout le monde sait très bien que rien de cela ne se fera, parce que les tribunaux internationaux, par exemple, ne font que refléter les rapports de force dans le monde et ceux-ci sont pour le moment en faveur d’Israël. Ce sont ces rapports de force qu’il faut changer et cela ne peut se faire que petit à petit. C’est vrai qu’il y a « urgence » pour Gaza, mais il est tout aussi vrai que rien ne peut être fait aujourd’hui, précisément parce que le patient travail qui aurait dû être fait dans le passé n’a pas été accompli.

Dans les propositions faites ci-dessous, deux se situent sur le plan idéologique, et une sur le plan pratique.

1. Se défaire de l’illusion selon laquelle Israël est « utile ».

Beaucoup de gens, surtout à gauche, continuent à penser qu’Israël n’est qu’un pion dans une stratégie américaine, capitaliste ou impérialiste de contrôle du Moyen-Orient. Rien n’est plus faux. Israël ne sert pratiquement à personne, sauf à ses propres fantasmes de domination. Il n’y a pas de pétrole en Israël ou au Liban. Les guerres dites pour le pétrole, de 1991 et de 2003, ont été menées par les Etats-Unis sans aucune aide israélienne et, en 1991, avec la demande explicite des Etats-Unis de non-intervention israélienne, parce que celle-ci aurait fait s’effondrer leur coalition arabe. Comme « allié stratégique », on peut trouver mieux. Il n’y a aucun doute que les pétro-monarchies pro-occidentales et les régimes arabes « modérés » sont catastrophés de voir Israël occuper sans arrêt les terres palestiniennes et radicaliser ainsi une bonne partie de leurs populations. C’est Israël qui, par ses politiques absurdes, a provoqué la création à la fois du Hezbollah et du Hamas et qui est indirectement responsable d’une bonne partie de la croissance de « l’islamisme radical ».

Il faut aussi comprendre que les capitalistes, pris dans leur ensemble (il n’y a pas que les marchands d’armes...), gagnent beaucoup plus à la paix qu’à la guerre : il n’y a qu’à voir les fortunes réalisées par les capitalistes occidentaux en Chine et au Vietnam depuis que la paix a été faite avec ces pays, par opposition à l’époque de Mao et de la guerre du Vietnam. Les capitalistes se fichent pas mal de savoir de quel « peuple » Jérusalem est la « capitale éternelle » et, si la paix y régnait, ils se précipiteraient en Cisjordanie et à Gaza pour y exploiter une main d’œuvre qualifiée et n’ayant pas beaucoup d’autres moyens de vivre.

Finalement, n’importe quel américain préoccupé de l’influence de son pays dans le monde voit bien que s’aliéner un milliard de musulmans pour satisfaire tous les caprices d’Israël n’est pas exactement un investissement rationnel dans l’avenir .

Ce sont souvent ceux qui se considèrent comme marxistes qui ne veulent voir dans le soutien à Israël qu’une simple émanation de phénomènes généraux comme le capitalisme ou l’impérialisme (Marx lui-même était beaucoup plus nuancé sur la question du réductionnisme économique). Mais ce n’est pas rendre service au peuple palestinien que de maintenir de telles positions — en effet, le système capitaliste, qu’on l’aime ou non, est un système bien trop robuste pour dépendre de façon significative de l’occupation de la Cisjordanie ; ce système se porte d’ailleurs comme un charme en Afrique du Sud depuis le démantèlement de l’Apartheid.

2. Libérer la parole non-juive sur la Palestine

Si le soutien à Israël ne s’explique pas principalement par des intérêts économiques ou stratégiques, pourquoi ce silence et cette complicité ? On pourrait invoquer l’indifférence à l’égard de ce qui se passe « loin de chez nous ». C’est peut-être vrai pour la majorité de la population, mais pas pour le milieu intellectuel dominant, lequel déborde de critiques envers le Venezuela, Cuba, le Soudan, l’Iran, le Hezbollah, le Hamas, la Syrie, l’Islam, la Serbie, la Russie ou la Chine. Et, sur tous ces sujets, même les plus grossières exagérations sont courantes et acceptées.

Une autre explication de la mansuétude envers Israël est la « culpabilité » occidentale par rapport aux persécutions antisémites du passé, en particulier les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale. A ce sujet, on remarque parfois que les Palestiniens ne sont en rien coupables de ces horreurs et ne doivent pas payer pour les crimes des autres. C’est vrai, mais ce qui n’est presque jamais dit et qui est pourtant évident, c’est que l’immense majorité des Français, des Allemands ou des prêtres catholiques aujourd’hui sont tout aussi innocents que les Palestiniens de ce qui s’est passé pendant la guerre, pour la simple raison qu’ils sont nés après la guerre ou étaient enfants pendant celle-ci. La notion de culpabilité collective était déjà très discutable en 1945, mais l’idée de transmettre cette culpabilité aux descendants est une idée quasiment religieuse.

Ce qui est d’ailleurs curieux, c’est qu’à l’époque où l’église catholique abandonnait l’idée de peuple déicide, celle de responsabilité quasi-universelle face au judéocide commençait à s’imposer. Mais cette « culpabilité » justifie une énorme hypocrisie. Nous sommes tous supposés nous sentir coupables de crimes du passé, auxquels, par définition, nous ne pouvons rien faire, mais presque pas coupables des crimes de nos alliés américains et israéliens qui se déroulent aujourd’hui, devant nos yeux, et dont on pourrait au minimum clairement se désolidariser. Et, bien qu’il est sans arrêt affirmé que le souvenir de l’holocauste n’est pas supposé justifier la politique israélienne, il est évident que c’est au sein des populations les plus culpabilisées par ce souvenir (les Allemands, les Français et les catholiques) que le silence est le plus fort (par opposition aux Noirs, aux Arabes et aux Britanniques).

Ce qui précède est une banalité, mais une banalité qui n’est pas facile à dire — pourtant, il faut la répéter jusqu’à ce qu’elle soit reconnue pour telle si l’on veut que les non-juifs arrivent à s’exprimer librement sur la Palestine. Peut-être que le meilleur slogan à mettre en avant lors des manifestations sur la Palestine ne serait pas, "Nous sommes tous des Palestiniens" - slogan bien intentionné mais qui ne reflète nullement la réalité de notre situation et la leur - mais plutôt : NOUS NE SOMMES PAS COUPABLES DE L’HOLOCAUSTE. En cela, nous partageons effectivement quelque chose avec les Palestiniens.

Mais la principale raison du silence ne peut être uniquement la culpabilité, précisément parce que celle-ci est très artificielle, mais bien la peur. Peur de la médisance, de la diffamation, ou des procès, dont le seul acte d’accusation est toujours le même, l’antisémitisme. Si l’on n’en est pas convaincu, prenons un journaliste, un homme politique ou un éditeur, enfermons-nous avec lui dans une pièce où il peut vérifier qu’il n’y a ni caméra cachée ni micro, et demandons-lui s’il dit publiquement tout ce qu’il pense vraiment d’Israël et, s’il ne le dit pas (à mon avis, la réponse la plus probable), pourquoi se tait-il ? A-t-il peur de nuire aux intérêts des capitalistes en Cisjordanie ? D’affaiblir l’impérialisme américain ? Ou encore, de risquer d’affecter les cours ou les flux du pétrole ? Ou a-t-il au contraire peur des organisations sionistes, de leurs poursuites et de leurs calomnies ?

Il me semble évident, après des dizaines de discussions avec des personnes d’origine non-juive, que la bonne réponse est la dernière. On tait ce qu’on pense de l’Etat qui se dit « Etat juif » de peur d’être traité d’antisémite. Ce sentiment est encore renforcé par le fait que la plupart des gens qui sont choqués par la politique israélienne sont réellement horrifiés par ce qui s’est passé pendant la Deuxième Guerre mondiale et sont réellement hostiles à l’antisémitisme. A cause de ce qui précède, presque tout le monde a intériorisé l’idée que le discours sur Israël, et, plus encore, sur les organisations sionistes, constitue un tabou à ne pas enfreindre, et c’est cela qui entretient un climat de peur généralisé. On peut d’ailleurs remarquer que ce sont en général ceux qui donnent, en privé, des « conseils d’amis » (fais attention, pas d’amalgame, pas d’exagération, islamisme..., extrême-droite ..., Dieudonné, etc.) qui sont les premiers à déclarer en public qu’ils n’ont peur de rien et que les pressions n’existent pas. Evidemment, parce que reconnaître la peur serait le meilleur moyen pour commencer à s’en libérer.

Par conséquent, la première chose à faire, c’est combattre cette peur. Ceci n’est pas toujours compris par les militants de la cause palestinienne parce que, par leur action même, ils démontrent qu’eux n’ont pas peur. Ce sont souvent des gens très dévoués et qui ne briguent aucune position de pouvoir dans la société. Cependant, ils devraient s’imaginer à la place de ceux qui occupent ou espèrent occuper de telles positions (et qui, par conséquent, sont en mesure d’affecter les décisions politiques) et qui sont, précisément à cause de leurs ambitions, vulnérables à l’intimidation. La seule façon de procéder est de créer un climat de « désintimidation », en soutenant chaque homme politique, chaque journaliste, chaque écrivain, qui ose écrire une phrase, un mot, une virgule, critiquant Israël. Il faut le faire tous azimuts, sans se limiter à soutenir des personnes qui ont des positions « correctes » sur d’autres sujets (selon l’axe gauche-droite), ou qui ont des positions « parfaites » sur le conflit.

Finalement, plutôt que de parler de « soutien » à la cause palestinienne, comme le font beaucoup d’organisations, soutien qui n’obtiendra jamais, aussi regrettable que ce soit, l’adhésion de la majorité de la population de nos pays, on devrait présenter la question palestinienne sous l’angle des intérêts bien compris de la France et de l’Europe. En effet, nous n’avons aucune raison de nous aliéner le monde arabo-musulman ou de voir augmenter la haine de l’Occident, et il est catastrophique pour nous de créer un conflit de plus avec la partie de la population « issue de l’immigration » qui, souvent, sympathise avec les Palestiniens. Remarquons à ce sujet que ce n’est pas en prônant un indéfectible soutien à Israël que les sionistes ont réussi, mais bien par un lent travail d’identification entre la défense de l’Occident (en matière d’approvisionnement pétrolier ou de lutte contre l’islamisme) et celle d’Israël (on peut d’ailleurs regretter que beaucoup de discours de gauche sur l’utilité d’Israël pour le contrôle du pétrole, ainsi que de discours laïcs sur l’Islam, renforcent cette identification).

3. Pour ce qui est des initiatives pratiques, elles se résument en trois lettres : BDS- Boycott, désinvestissements, sanctions (http://www.bdsmovement.net).

L’exigence de sanctions est reprise par la plupart des organisations pro-palestiniennes, mais comme ce genre de mesures est la prérogative des états, tout le monde sait que cela ne se fera pas à court terme. Les mesures de désinvestissements sont soit prises par des organisations qui ont de l’argent à investir (syndicats, églises) et c’est une décision qui relève alors de leurs membres, soit d’entreprises qui collaborent étroitement avec Israël et qui ne changeront de politique que suite à des actions de boycott, ce qui nous ramène à la discussion de cette forme d’action, qui vise non seulement les produits israéliens mais aussi les institutions culturelles et académiques de cet état .

Notons que cette tactique a été utilisée contre l’Afrique du Sud et que les deux situations sont très semblables : le régime d’Apartheid et Israël sont (ou étaient) des « legs » du colonialisme européen, qui ont du mal à accepter (contrairement à la majorité des opinions publiques ici) le fait que cette forme de domination est révolue. Les idéologies racistes qui sous-tendent les deux projets les rendent insupportables aux yeux de la majorité de l’humanité et créent des haines et des conflits sans fin. On pourrait même dire qu’Israël n’est rien qu’une autre Afrique du Sud, plus l’instrumentalisation de l’holocauste.

Dans le cas du boycott culturel et académique, on objecte parfois qu’il y a des victimes innocentes, bien intentionnées, voulant la paix, etc., argument déjà utilisé d’ailleurs à l’époque de l’Afrique du sud (et le même argument pourrait être soulevé à propos des travailleurs des entreprises victimes du boycott économique). Mais Israël lui-même reconnaît qu’il y a des victimes innocentes à Gaza, ce qui ne l’empêche nullement de les tuer. Nous, nous ne proposons de tuer personne. L’action de boycott est parfaitement citoyenne et non violente ; cependant, même une telle action peut provoquer des dégâts collatéraux- les artistes et scientifiques bien intentionnés qui seraient victimes du boycott.

Ce type d‘action est comparable à l’objection de conscience à l’époque de la conscription ou à une action de désobéissance civile — Israël ne respecte aucune des résolutions de l’ONU le visant, et nos gouvernements, loin de prendre des mesures pour les faire appliquer, ne font que renforcer leurs liens avec Israël ; nous avons le droit en tant que citoyens (dont l’opinion, bien qu’inaudible, est probablement majoritaire et le serait sûrement si un débat ouvert pouvait avoir lieu), de dire NON.

L’important dans les sanctions, particulièrement au niveau culturel, c’est précisément leur côté symbolique (et non purement économique). C’est dire à nos gouvernements : nous n’acceptons pas votre politique de collaboration et, in fine, c’est dire à Israël qu’il est ce qu’il a choisi d’être, un état hors-la-loi (internationale).

Un argument fréquent contre le boycott est qu’il est rejeté par des Israéliens progressistes et un certain nombre de Palestiniens « modérés » (bien qu’il soit soutenu par la majorité de la société civile palestinienne).

Mais la question n’est pas principalement de savoir ce qu’eux veulent, mais quelle politique étrangère nous voulons pour nos propres pays. Le conflit israélo-arabe dépasse de loin l’enjeu local et a atteint une signification mondiale ; de plus, il engage la question fondamentale du respect du droit international. Nous, Occidentaux, pouvons parfaitement vouloir nous joindre au reste du monde, qui rejette la barbarie israélienne, et cela est déjà une raison suffisante pour encourager le boycott.

Par Sammy Bakounine
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 06:36
Feu en Israël. La résistance palestinienne a frappé de plein fouet une usine chimique israélienne à Ashdod. L’opération rapportée par les médias israéliens a eu lieu en début de soirée. Ses images ont été directement diffusées par les différentes chaînes de télévision israéliennes qui ont montré un feu immense. plusieurs explosions s’en sont suivies, selon ces médias. Il y aurait eu 7 blessés.

 

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Fusées de la Résistance palestinienne - Photo : CPI

Dans la journée, 17 roquettes de la résistance se sont abattues sur plusieurs colonies, dont 4 de type Grad sans faire de victimes.

Sur le terrain, l’entité sioniste, et malgré la censure qu’elle impose sur toutes les informations se rapportant à cette guerre, a reconnu ce mercredi que 17 de ses soldats ont été blessés lors d’affrontement dans différents axes. 7 entre eux ont été atteint par des obus anti blindés. selon le quotidien israélien Yédiot Aharanot, 3 d’entre eux sont des officiers.

Pour sa part, le Hamas a assuré avoir pris d’assaut un rassemblement de 10 chars et blindés israéliens, qui tentait dans la nuit de mardi à mercredi d’envahir l’est de la montagne d’al-Kachef, au nord de Gaza. Endommageant plusieurs véhicules, et tuant et blessant plusieurs soldats , selon une source d’al-Qassam.

Au sud de la bande de Gaza, plusieurs forces spéciales qui essayaient de pénétrer dans l’est de la ville de Khan Younès, dans la nuit de mardi à mercredi sont tombées dans un piège tendu par les combattants Qassam : il y a eu plusieurs tués et blessés parmi leur rangs dans des tirs d’obus de mortiers. Les soldats assurent avoir entendu les cris de soldats israéliens atteints.

De plus, la résistance palestinienne a pu mettre en échec la deuxième tentative des forces israéliennes d’occupation de pénétrer dans la ville de Gaza, par plusieurs axes. Selon les brigades Qassam, les combattants ont pu directement toucher onze engins militaires israéliens, dans le quartier de Tel al-Islam et Az-Zaytoune. Deux autres engins ont été indirectement touchés.

Pour leur part, les brigades Quds du Jihad islamique ont revendiqué avoir pilonné un rassemblement de blindés israéliens et des colonies situées à proximité de la bande ( Nahal Oz, Kfar Azza et Ashkelon , à l’aide de 8 roquettes de type Quds, et de 4 obus de mortiers ( notamment contre l’ancienne colonie de Netsarim, réoccupée par l’armée d’occupation israélienne). Et de déclarer également que l’un de ses commandants militaire est tombé en martyre à Khazza’, suite à des blessures lors d’un combat.

Face à cette résistance palestinienne qui empêche toute avancée, l’armée d’occupation tente de forcer encore plus la dose, tout en variant ses tactiques militaires. Selon un expert militaire qui suit de près l’évolution sur le terrain dans la bande de Gaza, une diminution des raids aériens a été observée ce mercredi. Elle a en revanche été palliée par un pilonnage intensif de l’artillerie qui détruit des dizaines de maisons, au nord de la Bande et à Gaza ville.

Les raids sont plus concentrés sur le régions du Nord-est et du Nord-Ouest, ainsi qu’à l’est de Jabalia, à Beit Hanoune, Beit Lahia. Ils sont le plus intensifs dans les régions frontalières avec l’Egypte, où il est de plus en plus question de réoccupation de cette région.

Par Sammy Bakounine
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 07:37
Ayman al-Zawahiri, le numéro deux d'Al-Qaïda, s'est exprimé mardi 6 janvier via un enregistrement audio, posté sur des sites islamistes et qui n'a pu être vérifié, dans lequel il s'en prend directement à Israël et aux leaders occidentaux.

Il a tout d'abord accusé le président élu Barack Obama de ne rien faire pour arrêter l'offensive israélienne dans la bande de Gaza.

Al-Zawahiri a qualifié l'offensive israélienne de « croisade contre l'Islam et les musulmans » et l'a appelée « le cadeau d'Obama à Israël » avant sa prise de fonction dans quelques jours.

« C'est Obama que la machine mensongère américaine a essayé de présenter comme le libérateur qui va changer la politique américaine. Il tue vos frères et vos sœurs à Gaza sans merci et sans émotion » a-t-il déclaré notamment.

Le numéro 2 égyptien d'Al-Qaïda a aussi critiqué le président égyptien Hosni Moubarak, le taxant de « traître » pour garder sa frontière close avec Gaza depuis que le Hamas a pris le pouvoir.

« Au moment même où les avions israéliens lâchent leurs bombes, il ferme les frontières avec ses forces afin que le plan visant à tuer les croyants à Gaza soit accompli » déclare-t-il avant d'enjoindre les égyptiens et les musulmans dans le monde à faire pression sur M. Moubarak pour qu'il ouvre sa frontière avec Gaza et joue « un rôle plus actif dans le combat contre Israël ».

Le terroriste termine son allocution par « Combattez la campagne des croisés sionistes. Frappez ses intérêts partout où vous pouvez les atteindre. Soutenez et supportez vos frères moudjahidines et les enfants contre eux ».
Par Sammy Bakounine
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 07:33

Me sentant affreusement impuissant face à l'horreur de la guerre israélienne contre la population de Gaza, je me permets néanmoins de suggérer une piste (relativement) anecdotique sur le front de la propagande: utiliser l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 réprimant l'apologie de crime de guerre.

Et poursuivre sur cette base les Glucksman, BHL, Val et autres propagandistes des crimes israéliens.

Le billet d'Alain Gresh publié ce matin me permet d'expliciter cette idée:

  1. un certain nombre de personnalités onusiennes et/ou à forte crédibilité diplomatique qualifient les actions israéliennes à Gaza de crimes de guerre, parfois même de crimes contre l'humanité;
  2. un certain nombre d'articles des conventions de Genève interdisent explicitement des faits de guerre, clairement commis par l'armée israélienne en ce moment même, faits qui constituent par définition des crimes de guerre;
  3. les éditorialistes pro-sionistes se répandent dans la presse en longs commentaires justifiant ces faits de guerre; dans les deux exemples cités par Alain Gresh, on est quasiment dans la justification générale du crime de guerre...
Seront punis de la même peine [cinq ans de prison et 45000 euros d'amende] ceux qui, par l'un des moyens énoncés en l'article 23, auront fait l'apologie des crimes visés au premier alinéa, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ou des crimes et délits de collaboration avec l'ennemi.
Pour être plus clair sur ce que signifie «apologie», voici un passage d'un arrêt de la cour de cassation du 7 décembre 2004:
Un écrit qui présente comme susceptibles d'être justifiés des actes constitutifs de crimes de guerre doit être considéré comme apologétique et l'intention coupable se déduit du caractère volontaire des agissements incriminés.
Comme on peut le constater, «apologie» a un sens très large: «qui présente comme susceptibles d'être justifiés».

Il n'est donc pas nécessaire de présenter sous un jour favorable le crime lui-même (genre: «tirer sur une école n'abritant que des femmes et des enfants arabes, c'est vachement bien»), il suffit de le présenter comme «susceptible d'être justifié». Ce qui, me semble-t-il, constitue l'essentiel de la détestable littérature de nos gugusses.

Notez que j'exclue pour l'instant l'utilisation de la négation de crime contre l'humanité, qui me semble juridiquement beaucoup plus contraignante (il faut, si je ne me trompe, que le crime contre l'humanité ait déjà été défini comme tel par une juridiction spécifique). L'apologie de crime de guerre me semble beaucoup plus «souple».

Quel intérêt? J'en vois plusieurs:

Le premier intérêt est tout bonnement d'utiliser cet argument: justifier la guerre israélienne contre Gaza, c'est faire l'apologie de crimes de guerre. Que ces plumitifs abjects soient associés à cette l'idée simple: «et maintenant, je m'en vais vous faire l'apologie de crimes de guerre». En se souvenant que c'est d'ordinaire une spécialité de facho.

Le second intérêt est d'essayer d'obtenir par ce biais une qualification de crime de guerre devant un tribunal français pour les faits de guerre israéliens. Les conseils d'un juriste seraient ici bienvenus, parce que ça n'est pas ma spécialité. Mais il me semble qu'en l'occurrence, il n'est pas nécessaire d'un procès séparé (un premier pour établir les crimes de guerre, l'autre pour établir l'apologie): je crois bien qu'on peut dans le même temps poursuivre pour apologie et montrer l'existence des crimes de guerre lors de la démonstration de l'apologie elle-même.

Je ne vois d'ailleurs pas bien comment une juridiction française pourrait être directement saisie pour juger, dans l'absolu, de crimes de guerres qui ne concerneraient pas directement des ressortissants français. En revanche, poursuivre des personnalités qui s'expriment dans les médias français pour apologie de crimes de guerre, cela me semble une méthode possible pour obtenir cette qualification de crimes de guerre pour les massacres perpétrés par les israéliens.
Par Sammy Bakounine
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 20:28
Les officiels et les porte-parole de l’autorité palestinienne (AP) persistent dans leurs mensonges au sujet du traitement de plus en plus honteux infligé au peuple palestinien.

 

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Lune de miel Abbas-Condolezza Rice à Sharm el Sheikh, pendant que Gaza subit un blocus complet...

Ces gens ont toujours prétendu, presque quotidiennement, que leurs forces armées financées et entraînées par les Etats-Unis n’arrêtent pas de militants politiques et que seuls des « criminels » et des « éléments terroristes » sont poursuivis et emprisonnés.

Mais nous qui habitons la Cisjordanie, nous n’avons aucun doute sur ce qui se passe dans nos quartiers, nos rues, nos villes et nos villages ces jours-ci. Nous constatons de nos propres yeux les arrestations quotidiennes, nous connaissons les personnes arrêtées, nous connaissons leurs familles et leurs amis. Par conséquent, nous n’avons pas besoin de comparer plusieurs versions de l’honteuse agression commise par l’AP contre les masses palestiniennes. Les choses sont simplement trop évidentes pour être l’objet de controverses.

Il est de notre responsabilité, à nous journalistes, de faire connaître la vérité et les faits au sujet de cette vague répressive effrénée lancée par le régime de Ramallah contre ses adversaires politiques. Et la vérité en la matière est que l’AP agit au grand jour et de concert avec l’armée israélienne d’occupation pour réprimer, humilier et tourmenter les Palestiniens qui sont considérés par Israël comme des « éléments subversifs. »

Ces derniers jours, des centaines de professeurs, étudiants, entrepreneurs et employés ont été interpellés dans toute la région d’Hébron dans le cadre d’une démonstration de force dont l’objectif était de provoquer et intimider les citoyens ordinaires.

Samedi 1er novembre, un grand nombre de jeeps fournies par les Etats-Unis, décorées de toutes sortes de drapeaux de couleurs et de logos officiels de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), a donné l’assaut à un grand nombre de villages et de hameaux le long de l’ancienne ligne d’armistice à l’ouest d’Hébron, terrorisant la population et pourchassant les militants anti-Israéliens.

Cette campagne provocatrice qui a eu lieu sous les regards attentifs de l’armée israélienne d’occupation a été rendue possible uniquement grâce aux troupes israéliennes qui ont permis aux longs convois des milices de l’AP de franchir leurs barrages routiers et leurs points de contrôle.

En fait, on peut sans risque avancer l’idée que ces incursions, bénéficiant d’une forte publicité et qui sont une pauvre imitation des incursions israéliennes dans les zones palestiniennes, sont complètement stupides, absolument inutiles et finalement futiles. En effet, au lieu d’envahir des maisons dans les heures tranquilles qui précèdent l’aube, l’appareil de sécurité de l’AP aurait pu convoquer « les personnes recherchées » pour les interroger sans tout ce déploiement de force démesuré et tapageur.

Mais il est tout à fait clair que l’appareil de sécurité de l’AP ne poursuit pas vraiment de buts légitimes concernant la sécurité, comme l’AP le prétend. L’appareil de sécurité fait tout simplement une démonstration de force dans l’espoir de décourager les masses palestiniennes d’opposer n’importe quelle résistance aux occupants israéliens. Et c’est ce que lui a ordonné ses maîtres et commanditaires américains. Nous savons tous que l’AP n’a aucun pouvoir par elle-même puisque cette entité maintenue sous perfusion est totalement et absolument dépendante d’Israël pour ce qui est de sa simple survie.

Finalement, on peut uniquement en conclure que ces agressions provocatrices et stupides contre les villes et les villages palestiniens, qui d’après les officiels de l’AP sont censées rétablir la loi et l’ordre, sont en fait des actions répressives commanditées par les Israéliens avec pour but d’utiliser des Palestiniens pour affaiblir la société palestinienne, ce qui est tout à fait comparable au rôle que jouait le Judenrate (ou les conseils juifs) sous le régime nazi.

L’AP prétend que ces incursions ont l’appui du peuple palestinien. C’est un mensonge choquant. Partout dans le monde, et pas simplement en Palestine, les gens sont scandalisés de voir des soldats sans pitié, indisciplinés et accompagnés de chiens pénètrer par effraction dans leurs salles de séjour sans le moindre avertissement.

Tout ceci était évident au vu des réactions hostiles de la part de simples villageois peu politisés et qui ont qualifié les agresseurs de « collaborateurs, » de « traîtres, » de « lahdis [référence à Lahad, agent israélien notoire à l’époque de l’occupation du sud-Liban par l’armée sioniste - N.d.T] » et « d’agents d’Israël. »

Dans le centre d’Hébron j’ai vu des jeeps des services de sécurité de l’AP (fournies par les Etats-Unis) déferler à travers les rues étroites toutes sirènes hurlantes et chargées de soldats, en équilibre avec un pied suspendu en l’air selon toute évidence pour impressionner les spectateurs et pour démontrer leur habilité. Quand j’ai demandé à quelques policiers pourquoi ils se comportaient de la sorte, il m’a été répondu qu’il s’agissait à la fois d’un entraînement et d’une démonstration de force.

Une démonstration de force dans le but d’intimider son propre peuple !!!

Quant aux détenus, il est fortement probable que tous ou la plupart d’entre eux seront libérés dans les jours ou les semaines qui viennent car ils sont simplement innocents de toute accusation. Si oui, qu’elle est alors la raison d’envahir des maisons dans l’obscurité de la nuit et d’attraper des gens, de les menotter et leur bander les yeux, et de frapper leurs enfants ? Est-ce cela la façon dont les forces de sécurité palestiniennes sont supposées traiter les citoyens palestiniens ?

Un autre point. Je ne peux vraiment pas comprendre comment les responsables politiques et sécuritaires de l’AP peuvent continuer à affirmer qu’ils souhaitent que les prochains entretiens de réconciliation avec le Hamas soient un succès. L’AP pense-t-elle que persécuter le peuple palestinien en lieu et place d’Israël amènera le succès des discussions pour une réconciliation ?

Il faut vraiment se poser la question de savoir si le Fatah ne provoque pas le Hamas pour le pousser à boycotter les entretiens afin de faire endosser au groupe islamique l’échec de ces mêmes entretiens ? Je suis vraiment inquiet, pour dire les choses de façon modérée, par la persistance de cet état d’esprit qui consiste à traiter le peuple palestinien comme s’il était composé de simples sujets que l’on commande, que l’on humilie et que l’on réprime ?

On peut s’attendre à ce genre de traitement de la part des fascistes qui occupent notre pays et tourmentent notre peuple. Mais il ne devrait pas être prévisible, et encore moins admis, de la part de ceux qui s’autoproclament autorité « nationale » et qui nous disent poursuivre l’objectif stratégique de créer un état palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale.

L’état palestinien sera-t-il réalisé en traquant et en tabassant de jeunes Palestiniens ? En insultant la dignité des familles palestiniennes, ces mêmes familles qui ont supporté des décennies de cruauté et de terreur israéliennes tandis que plusieurs des symboles et des figures dominantes de l’AP d’aujourd’hui se doraient dans des hôtels de Beyrouth et d’Amman ?

Est-ce pour cela que l’OLP a été créée en premier lieu ? Où est Ahmed Al Shukairi ? Où est Yahya Hammouda ? Où est Yasser Arafat ? Je ne peux pas plus comprendre pourquoi l’AP est en train de licencier des centaines voir des milliers de fonctionnaires palestiniens, dont des professeurs, en raison de leur « mauvaise » affiliation politique ?

Est-ce cela la démocratie pour laquelle nous avons lutté et versé notre sang durant toutes ces années ? Est-ce cela la société civile qu’il a fallu construire avec tant d’efforts ? Où sont nos dirigeants ? Où sont le droit civique et les organisations des droits de l’homme ? Où sont les membres du Conseil Législatif Palestinien ? Et où est le Fatah ? A-t-il aussi subi une métamorphose kafkaïenne ?

Et surtout, où est l’administration de la justice ? Les hommes et les femmes que sont censé sauvegarder précieusement le pouvoir judiciaire ont-ils été baillonnés ou neutralisés par de gros salaires ou par de gros bâtons ?

Honte sur vous, pour avoir trahi et trompé la confiance publique.

Par Sammy Bakounine
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 20:27
Les avocats américains qui défendaient cette semaine six Algériens à une audition d’habeas corpus à Washington ont appris d’étranges choses sur les services secrets étasuniens après le 11/9.

 

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Comment Barack Obama va-t-il réparer les dégâts titanesques que son prédécesseur vicieux et menteur a perpétrés partout dans le monde et même aux Etats-Unis ?

Des millions de rapports "bruts" des espions américains et de leurs "actifs" un peu partout dans le monde, est sortie une alerte de la CIA au Moyen-Orient sur une possible attaque aérienne de type kamikaze contre une base navale des Etats-Unis à un emplacement insulaire du Pacifique Sud. Seul problème : aucune base navale américaine de ce type n’existe et aucun navire de guerre de la Septième Flotte des Etats-Unis n’a jamais croisé là-bas. Une enquête de l’armée américaine avait rapporté auparavant avec le plus grand sérieux qu’Oussama ben Laden avait été reconnu en train de faire des achats dans un bureau de poste sur une base militaire américaine d’Asie orientale.

Que cette absurdité ait été disséminée dans le monde entier par ceux qui avaient la tâche de défendre les Etats-Unis dans la "guerre contre la terreur" montre l’environnement imaginaire qui était celui du régime Bush pendant huit ans ! Si l’on peut croire que ben Laden se rend dans un centre commercial sur une base militaire américaine, alors on peut croire que quiconque est arrêté est un "terroriste", que les Arabes sont des "terroristes", qu’ils peuvent être exécutés, que les "terroristes" vivant doivent être torturés, que tout ce que dit un homme sous la torture peut être cru, qu’il est légitime d’envahir des Etats souverains et de mettre la main sur tous les enregistrements téléphoniques en Amérique.

Ainsi que Bob Herbert l’a dit dans le New York Times, il y a environ deux ans, l’administration Bush voulait ces enregistrements "qui contiennent une documentation cruciale d’appels à un restaurant chinois à emporter à Terre Haute, dans l’Indiana, et d’appels pour souhaiter un bon anniversaire à grand-mère à Talladega, en Alabama, pour aider dans la recherche de ben Laden ". Rien n’a arrêté Bush lorsqu’il s’est agi de fouler la constitution des Etats-Unis. La nouveauté était qu’il appliquait désormais le même irrespect pour la liberté en Amérique que celui qu’il avait montré dans le reste du monde.

Mais comment Barack Obama va-t-il réparer les dégâts titanesques que son prédécesseur vicieux et menteur a perpétrés partout dans le monde et même aux Etats-Unis ? John F. Kennedy a dit une fois que "les Etats-Unis, tout le monde le sait, ne commenceront jamais une guerre". Après la peur semée par Bush et après "le choc et la terreur" [shock and awe] de Rumsfeld, Abou Ghraib et Bagram, Gantanamo et les enlèvements secrets, comment Obama va faire pédaler son pays pour refaire tout le chemin vers Camelot [l’administration de JFK] ? Même le propre enthousiasme de notre cher Gordon Brown à aspirer les courriels des Britanniques est un autre exemple de la relation malade entre Lord Blair et Bush qui infecte toujours notre propre corps politique.

Quelques jours seulement avant que ce président démoniaque nous quitte enfin, une nouvelle loi étasunienne assurera que les citoyens de son allié britannique flagorneur ne puissent plus se rendre aux Etats-Unis sans une habilitation sécuritaire. Bush a-t-il d’autres surprises pour nous avant le 20 janvier ? Peut-on encore vraiment être surpris ?

Obama doit fermer Guantanamo. Il doit trouver un moyen de faire ses excuses au monde pour les crimes de son prédécesseur, ce ne sera pas une tâche facile pour un homme qui doit faire preuve de fierté en son pays ; mais dire qu’il est désolé est ce qu’il devra faire - sur le plan international - si le "changement" dont il s’est fait le champion chez lui doit avoir le moindre sens hors des frontières de l’Amérique. Il devra repenser - et déconstruire - toute la "guerre contre la terreur". Il devra sortir d’Irak. Il devra appeler à l’arrêt de la construction de bases aériennes massives en Irak et de son ambassade à 600 millions de dollars.

Il devra mettre fin aux frappes aériennes sanglantes que nous perpétrons dans le Sud de l’Afghanistan - pourquoi, oui, pourquoi continuons-nous de perpétrés des massacres contre les banquets de mariage ? - et il devra dire ses quatre vérités à Israël : que l’Amérique ne peut plus rester muette face à la brutalité de l’armée israélienne et à la colonisation pour les Juifs - et les Juifs seulement - sur la terre arabe. Obama devra au moins se dresser contre le lobby d’Israël (qui est en fait le lobby israélien du Likoud) et retirer l’acceptation que Bush a faite en 2004 à propos de sa revendication sur une partie importante de la Cisjordanie. Les officiels étasuniens devront parler aux officiels iraniens - et aux officiels du Hamas, d’ailleurs. Obama devra mettre fin aux frappes aériennes à l’intérieur du Pakistan - et de la Syrie.

Les alliés de l’Amérique au Moyen-Orient sont vraiment de plus en plus préoccupé par la nécessité que l’armée américaine doit être ramenée sous contrôle - le fait est que la véritable raison au départ de la nomination de Petraeus en Irak était moins d’organiser le "surge" [la montée en force] que de ramener la discipline aux 150.000 soldats et marines dont la mission - et la moralité - était devenue complètement pervertie par la politique de Bush. Il y a des preuves, par exemple, que la frappe des quatre hélicoptères en Syrie le mois dernier, qui a tué huit personnes, était - sinon une opération véreuse - certainement pas autorisée par Washington, ni par les commandants étasuniens à Bagdad.

Obama va marcher droit

Mais Obama ne pourra pas voler de ses propres ailes. Il veut réduire sa présence en Irak afin de concentrer plus de puissance de feu en Afghanistan. Il ne s’opposera pas au lobby à Washington, ne stoppera la colonisation juive rampante des territoires occupés et ne parlera pas aux ennemis d’Israël. En prenant Rahm Emanuel, le fervent supporter de l’AIPAC, comme nouveau secrétaire général - "notre homme à la Maison Blanche", ainsi que le quotidien israélien Maariv l’a appelé cette semaine - Obama marchera droit. Et il y a, bien sûr, cette terrible pensée que ben Laden - lorsqu’il ne fait pas ses courses dans les bureaux de poste de l’armée américaine - pourrait projeter une autre atrocité pour accueillir la présidence d’Obama.

Pourtant, il y a juste un petit problème : les prisonniers "manquants". Pas les victimes qui ont été torturées (qui le sont encore ?) à Guantanamo, mais les milliers qui ont tout simplement disparu en détention américaine à l’étranger ou - avec l’aide des Américains - dans les prisons des alliés des Etats-Unis. Certains reportages parlent de 20.000 hommes qui auraient disparu, la plupart Arabes, tous Musulmans. Où sont-ils ? Peuvent-ils être libérés maintenant ? Ou sont-ils morts ? Si Obama découvre qu’il hérite de charniers légués par George W. Bush, il y aura beaucoup d’excuses à faire.

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Du même auteur :

-  Les Secrets des Chambres de la mort en Irak - 11 octobre 2008 
-  Illusions guerrières - 24 septembre 2008 
-  Al-Qa’ida tient ses sombres promesses - 29 août 2008 
-  L’arme d’autodestruction occidentale : l’aveuglement - 10 juin 2008 
-  Al Qaida est vaincue ? Allez dire ça aux Marines ! - 4 juin 2008 
-  Mais où s’arrêtera cette folie ? - 19 mai 2008


 

Par Sammy Bakounine
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 08:29

Aide sans développement pour les Palestiniens

lundi 27 octobre 2008 - 06h:52

George Giacaman - Daily Star

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Le 13 septembre 1993 était signée la déclaration de principes du premier accord d’Oslo. Deux semaines plus tard, 42 pays et organisations d’aide se réunissaient à Washington pour engager plus de 2 milliards de dollars en aide dans le but déclaré de promouvoir « cette percée politique historique au Moyen-Orient ».

 

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Ecoliers palestiniens

Depuis, l’aide aux Palestiniens pour le développement et la diplomatie est passée par plusieurs étapes. La première s’est terminée avec la rupture des entretiens de Camp David pendant l’été de l’an 2000. Une autre correspond à la ré-invasion de la Cisjordanie par l’armée israélienne en mars 2002. À ce stade, l’aide était largement fournie à des fins humanitaires et pour la survie de l’autorité palestinienne (PA) à condition qu’elle procède à des « réformes ». En juin de la même année était lancé le « plan de réforme de 100 jours ».

Après plusieurs interruptions, y compris la formation du premier gouvernement Hamas très bref en 2006, et par la suite la mise sur pied du gouvernement d’unité, les bailleurs de fonds ont engagé environ 7 milliards de dollars pour une période de trois ans afin de d’appuyer le « processus d’Annapolis ». Toutefois, il n’y a pas eu de développement et le processus politique marque le pas.

La Banque mondiale dit très clairement pourquoi il n’y a pas de développement. Dans plusieurs de ses rapports sur la question, elle cite comme principale raison du manque d’investissements, de la montée du chômage et de l’absence de développement socio-économique dans les territoires occupés, les quelque 500 obstacles aux déplacements, notamment les postes de contrôle, les barricades, les barrages routiers etc.

Lors de plusieurs de ses seize visites dans la région, la secrétaire d’État des États-Unis Condoleeza Rice a incité le gouvernement israélien à alléger les fermetures, mais sans succès. Il reste un peu plus de trois mois avant la fin de l’année, date fixée par Annapolis pour arriver à un accord, mais peu de gens y croient. Et même si un « accord classé » est conclu, le premier ministre Ehud Olmert a récemment déclaré qu’il ne serait mis en application que par étapes sur une période de 10 ans. Une telle formule est une des raisons pour l’effondrement du processus d’Oslo.

Il devrait être évident que si l’aide doit générer du développement dans le cas palestinien, il faut arriver à une solution politique stable. Là se pose un problème avec les donateurs : leur volonté de fournir de l’aide ne s’accompagne pas d’une intervention vigoureuse dans un processus politique susceptible de produire des résultats.

La raison de cette paralysie tient au fait qu’Israël a réussi jusqu’ici à se dérober à la pression extérieure l’incitant à mettre fin à son occupation en Cisjordanie et à Gaza et qu’il continue à créer des « fait acquis sur le terrain » qui sapent toute possibilité de règlement politique. Ceci est dû en grande partie à son influence au congrès étasunien et au sein de plusieurs administrations étatsuniennes. Il s’ensuit que le conflit palestino-israélien est devenu un point de négociation principalement dans l’arène politique israélienne où les partis et les politiciens ont des intérêts électoraux, locaux et professionnels. Comme le disait récemment le roi Abdullah de Jordanie, Israël n’a pas une vision stratégique de la paix. Cela est dû au fait que le conflit est devenu essentiellement une question intérieure israélienne.

À moins de replacer le conflit dans son contexte international et régional correct, aucune paix stable n’aura de chances d’aboutir. C’est là que les États-Unis principalement, mais aussi l’Europe, ont échoué. Et chacun payera et continuera à payer le prix et pas simplement sous forme d’aide. La question de savoir combien d’années encore les donateurs seront disposés à soutenir l’existence de l’autorité palestinienne en l’absence d’un processus politique crédible reste entière . En dernière analyse, l’AP elle-même perdra toute légitimité et le reste de crédibilité qu’elle a encore. Sans la paix, l’aide est au mieux un « secours humanitaire ».

George Giacaman écrit des analyses politiques pour les médias arabes et internationaux et il enseigne au département de philosophie et d’études culturelles à l’université de Birzeit. Ce commentaire a été initialement publié sur le site de bitterlemons-international.org, un bulletin publié en ligne

Par Sammy Bakounine
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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 07:18

Qatar University Political Science Professor Muhammad Al-Musfir: All Arab Leaders Should Commit Suicide; Tzipi Livni Is a "Creature"

 

Following are excerpts from an interview with Muhamamd Al-Musfir, a professor of political science at Qatar University, which aired on Al-Rai TV on September 24, 2008:

Muhammad Al-Musfir: The Arab leaders should all commit suicide, because they are responsible for the tragedy in Iraq. Look what these Arab leaders are doing together with Iran and the United States – they are competing among themselves who will warn the U.S. against attacking Iran. I am happy about this, by the way.

[...]

It is a lie that I coordinated between Shimon Peres and Hamas.

Interviewer: Have you met with Shimon Peres?

Muhammad Al-Musfir: I never have, and I never will. My hand will never shake the hand of a Zionist – even if it is chopped off.

Interviewer: Tzipi Livni was in Doha a few days ago...

Muhammad Al-Musfir: Yes...

Interviewer: You have a dissenting view with regard to the Doha conference as well...

Muhammad Al-Musfir: Not with regard to the conference itself, but with regard to her participation in the conference. I wrote in the local papers... Allah be praised, in Qatar, we can exercise freedom of expression without being harmed. I wrote about the Doha conference and about the participation of the Israeli foreign minister in it that it is not necessary for this "creature" – I call her a "creature" – to participate in such an international conference, because she would divert the conference away from its real goals – democracy and its consolidation, not only in Qatar, but in the Arab world in particular, and in the Third World in general. Therefore, such a woman – or rather, such a "creature" – would reduce the value of the conference.

[...]

Your Al-Zawraa TV was viewed throughout the Arab world. Why did they eliminate it? Because it presented the achievements of the Iraqi resistance and the failures of the occupation, its collaborators, and its thieves. It explained all this to the viewers, and it was the most popular channel, with the exception of Al-Jazeera – if not as popular as Al-Jazeera TV. They killed this channel. Who did? The Arab regimes. On whose orders? The Americans and the Israelis.

Par Sammy Bakounine - Publié dans : sambak
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 18:28
Al Masri : le judaïsme, les creusements et les négociations sont de graves complots contre Al Qods
[ 27/09/2008 - 13:16 ]
Gaza - CPI

Le député palestinien allié au Hamas, Mouchir Al Masri, a affirmé que le plus dangereux complot dans toute l'histoire de l'occupation israélienne, se déroule actuellement contre Al Qods et la mosquée sainte d'Al Aqsa, en avertissant des agendas qui visent à liquider la question palestinienne légitime.

"Les complots de négociation contre la ville d'Al Qods et la négligence de cette question sainte par le groupe négociateur palestinien qui poursuit ses négociation inutiles, en renonçant aux droits et principes palestiniens, notamment la ville sainte d'Al Qods, représente l'un des graves complots contre la ville sainte", a déclaré Al Masri, hier vendredi à l'occasion de la journée mondiale d'Al Qods.

Il a souligné que les négociations inutiles menacent la ville sainte d'Al Qods et que la stratégie injuste dont se maintient certains leaders du groupe négociateur palestinien pour des intérêts  personnels, est très dangereuse.

Il a montré que cette stratégie inutile (les négociations avec l'occupation) néglige complètement les droits légaux du peuple palestinien, notamment sa ville sainte, Al Qods.

A l'occasion de la commémoration de la journée mondiale d'Al Qods, Al Masri a affirmé que cette politique dégradée du groupe négociateur palestinien doit pousser les palestiniens à se révolter fortement pour récupérer leurs droits et intérêts suprêmes confisqués par l'ennemi occupant, notamment la libération de la ville sainte d'Al Qods.

"Le peuple palestinien possède tous les moyens pour réaliser ses buts et on peut dire clairement que nous nous dirigeons vers la victoire, grâce à notre attachement à la résistance et le djihad, aux sacrifices, à leur mosquées et au Saint Coran", a-il souligné.

Al Masri a salué fortement les palestiniens, en les rassurant qu'ils font partie de la génération de triomphe qui va rendre la dignité et la victoire à toute la nation.

Par Sammy Bakounine
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